Audit de site web gratuit : 10 points pour auditer son site soi-même

Un site web peut perdre des clients sans que personne ne s'en rende compte. Une page lente sur téléphone, un formulaire qui n'envoie plus rien, un numéro différent sur Google : tout cela se repère en quelques minutes, à condition de savoir où regarder. Voici les dix vérifications que je fais en premier quand j'audite un site, avec des outils gratuits que vous pouvez utiliser vous-même.
Auditer son site soi-même : avant de commencer
Prévoyez votre téléphone, un ordinateur avec le navigateur Chrome et une demi-heure. Comptez deux minutes par point et notez chaque résultat en vert, orange ou rouge. Vous aurez une liste claire, même si quelqu'un d'autre fait ensuite les corrections.
1. La vitesse sur mobile
Ce qu'on vérifie. Le temps que met votre site à s'afficher sur un téléphone.
En deux minutes. Ouvrez PageSpeed Insights, l'outil gratuit de Google. Collez l'adresse de votre page d'accueil, lancez l'analyse et regardez l'onglet Mobile. Si votre site a assez de visiteurs, l'outil affiche en haut leurs mesures réelles des 28 derniers jours. Sinon, il n'affiche que son propre test, ce qui est normal pour un petit site.
Un bon résultat. Google fixe trois repères, appelés Core Web Vitals. Le contenu principal s'affiche en 2,5 secondes au plus. Le site réagit à un clic en 200 millisecondes au plus. La page ne bouge presque pas pendant le chargement, avec un indice de 0,1 au plus. Le score de performance est jugé bon à partir de 90 sur 100.
2. L'affichage sur téléphone
Ce qu'on vérifie. Que votre site se lit et s'utilise sur un petit écran.
En deux minutes. Sur votre téléphone, faites le parcours d'un client : ouvrez le menu, cherchez vos horaires, touchez le numéro de téléphone. Dans PageSpeed Insights, la partie Accessibilité signale aussi les boutons trop petits ou trop serrés pour un doigt. Oubliez l'ancien test mobile de Google, retiré en décembre 2023.
Un bon résultat. Le texte se lit sans zoomer. Rien ne déborde sur le côté. Le numéro lance un appel quand on le touche.
3. Le cadenas HTTPS
Ce qu'on vérifie. Que les échanges avec vos visiteurs sont chiffrés. Sinon, Chrome affiche « Non sécurisé » à côté de l'adresse, et un client peut hésiter à vous écrire.
En deux minutes. Tapez l'adresse de votre site en commençant par http://, sans le « s ». Essayez avec et sans « www ». Ouvrez ensuite deux ou trois pages, dont la page de contact.
Un bon résultat. Chaque variante vous renvoie automatiquement vers la même adresse en https://. Aucune page n'affiche « Non sécurisé ».
4. Le titre et la description dans Google
Ce qu'on vérifie. Le titre et le texte que Google affiche pour vos pages. Le titre vient en général de la balise title. La description vient le plus souvent du texte de la page, parfois de la balise meta description.
En deux minutes. Tapez dans Google site:votresite.fr, avec votre propre adresse. Google liste des pages de votre site, pas forcément toutes, avec leur titre. Pour lire la balise d'une page, appuyez sur Ctrl+U dans Chrome pour afficher le code source, puis sur Ctrl+F et cherchez <title.
Un bon résultat. Chaque page a son propre titre, court, qui dit ce qu'on y trouve, avec le métier et la ville pour une entreprise locale. Google ne fixe pas de limite de caractères mais coupe ce qui dépasse l'écran, donc les mots importants vont devant. Un titre « Accueil » seul, ou identique partout, est à corriger.
5. Le titre principal et la structure
Ce qu'on vérifie. Le grand titre en haut de chaque page, appelé H1 dans le code, et les intertitres.
En deux minutes. Même méthode qu'au point 4, en cherchant <h1, sur l'accueil et sur une page de service. Lisez ensuite la page comme un client pressé qui ne lit que les titres.
Un bon résultat. Un titre principal qui dit ce que vous faites et où, plutôt que « Bienvenue ». Des intertitres qui résument la page. Google indique que l'ordre des titres ne compte pas pour son moteur, mais un ordre logique aide les personnes qui utilisent un lecteur d'écran.
Déjà plusieurs points au rouge ? Vous pouvez demander un audit gratuit de votre site. Sinon, passons à la suite.
6. Les images : poids et description
Ce qu'on vérifie. Le poids des images, qui selon Google pèsent souvent le plus lourd dans une page. Et leur description, appelée texte alternatif, utile aux personnes malvoyantes et à Google.
En deux minutes. Dans votre rapport PageSpeed Insights, la ligne « Améliorer l'affichage des images » liste les images trop lourdes. La partie Accessibilité signale celles qui n'ont pas de description. Pour alléger une photo avant de la publier, utilisez l'outil gratuit Squoosh. Il la compresse dans votre navigateur, sans l'envoyer sur un serveur.
Un bon résultat. Aucune image signalée. Chaque image utile a une description courte, par exemple « Façade de la boutique, vue depuis la rue ». Une liste de mots-clés à la place est à éviter. Google prévient que cela peut faire passer le site pour du spam.
7. La fiche Google cohérente avec le site
Ce qu'on vérifie. Que votre nom, votre adresse et votre téléphone sont identiques sur votre site et sur votre fiche d'établissement Google, celle de Google Maps. On parle de NAP, pour Name, Address, Phone.
En deux minutes. Cherchez votre entreprise dans Google Maps. Comparez la fiche avec la page Contact et le pied de page de votre site : nom, adresse, téléphone, horaires et lien vers le site.
Un bon résultat. Tout est identique, écrit de la même façon, et le lien de la fiche mène à votre site. Les consignes de Google demandent un nom de fiche identique à celui de la devanture, du site et des documents. La méthode complète est dans l'article Référencement local : être trouvé sur Google en Essonne.
8. Mentions légales, confidentialité et cookies
Ce qu'on vérifie. Les mentions légales, obligatoires sur tout site professionnel. Une information sur les données personnelles, dès que le site en recueille, ce que fait un simple formulaire de contact. Et un bandeau cookies, seulement si le site dépose des cookies non essentiels, par exemple publicitaires ou de réseaux sociaux.
En deux minutes. En bas de la page d'accueil, cherchez les liens « Mentions légales » et « Confidentialité » ou « Données personnelles ». Les mentions donnent au minimum votre identité, vos coordonnées, votre numéro d'immatriculation et l'hébergeur du site. La liste complète selon votre statut est sur entreprendre.service-public.gouv.fr. Pour les cookies, ouvrez le site en navigation privée dans Chrome, cliquez sur l'icône à gauche de l'adresse, puis sur « Cookies et données des sites ».
Un bon résultat. Les deux liens figurent sur chaque page. Aucun cookie publicitaire n'est déposé avant l'accord du visiteur. S'il y a un bandeau, refuser y est aussi simple qu'accepter, comme le demande la CNIL. Certains outils de mesure d'audience en sont dispensés, sous conditions. Sans cookie non essentiel, pas besoin de bandeau.
9. Le formulaire de contact
Ce qu'on vérifie. Que les messages envoyés depuis votre site arrivent. Un formulaire en panne ne prévient personne : le client croit que vous ne répondez pas et appelle ailleurs.
En deux minutes. Depuis votre téléphone, remplissez votre formulaire avec une adresse e-mail personnelle et envoyez. Vérifiez votre boîte de réception, sans oublier les indésirables.
Un bon résultat. Un message de confirmation s'affiche après l'envoi. L'e-mail arrive dans la boîte principale, avec tous les champs remplis, et vous pouvez y répondre directement. Refaites ce test après chaque changement d'hébergement ou de messagerie.
10. Google Search Console installée
Ce qu'on vérifie. Google Search Console est un service gratuit de Google. Il n'est pas obligatoire pour apparaître dans Google. C'est pourtant là que Google vous montre les recherches qui mènent à votre site et les problèmes qu'il rencontre.
En deux minutes. Connectez-vous avec le compte Google de l'entreprise. Si votre site figure dans les propriétés, l'outil est installé. Sinon, il ne l'a jamais été, ou il l'a été sur le compte d'un ancien prestataire : demandez-lui de vous ajouter comme propriétaire. Les données arrivent quelques jours après l'ajout du site.
Un bon résultat. Le site est validé sur votre propre compte. Le rapport Sitemaps affiche l'état « Opération effectuée ». Vos pages importantes apparaissent comme indexées.
Ce que vous ne pouvez pas voir seul
Ces dix points montrent où ça coince, rarement pourquoi. Quatre choses restent difficiles à voir seul :
- La cause d'un score rouge. L'outil liste des pistes techniques, pas celle qui compte vraiment pour votre site.
- Vos concurrents. Votre place sur Google et Google Maps face aux entreprises de votre métier.
- Le parcours complet. De la recherche Google jusqu'à l'appel, comme un client qui ne vous connaît pas.
- Les priorités. Ce qui compte pour votre activité, et ce qui peut attendre.
C'est le travail de l'audit CODRUM. Je regarde votre site à la main, pas avec un robot : vitesse, référencement local sur Google, mobile, parcours jusqu'au contact et concurrence. Sous 48 h, vous recevez par e-mail un rapport clair : points forts, points faibles et plan d'action par ordre de priorité. C'est gratuit et sans engagement.
Conclusion
Ces dix vérifications ne garantissent pas une place en tête de Google. Google précise d'ailleurs que de bons résultats dans ses outils ne promettent aucun classement. Elles évitent surtout de perdre des clients pour des raisons simples. Refaites la liste après chaque modification du site. Et pour un regard extérieur, demandez l'audit gratuit de votre site.
Implanté à Morsang-sur-Orge (Essonne), j'accompagne les entreprises d'Île-de-France, et à distance.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour auditer son site soi-même ?
Comptez environ deux minutes par point, soit une demi-heure pour les dix vérifications avec le temps de noter les résultats. Il vous faut un téléphone, un ordinateur avec Chrome et l'adresse de votre site. Refaites la liste après chaque modification importante du site.Faut-il des compétences techniques pour faire ces vérifications ?
Non. Les outils cités sont gratuits et ne demandent aucune installation : PageSpeed Insights, Google Maps, Google Search Console et votre navigateur. Le but est de repérer ce qui ne va pas. La correction demande parfois l'intervention de la personne qui gère votre site.Que contient l'audit gratuit proposé par CODRUM ?
Je regarde votre site à la main, pas avec un robot : vitesse, référencement local sur Google et Google Maps, affichage mobile, parcours jusqu'à la prise de contact et position face à vos concurrents. Vous recevez sous 48 h, par e-mail, un rapport clair avec vos points forts, vos points faibles et un plan d'action par ordre de priorité. C'est gratuit et sans engagement. Pas encore de site ? On en parle aussi.
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